Postface


On m'a mis à la retraite en Avril 2017. Cela n'a rien changé pour moi : je suis toujours en guerre et mon cerveau reptilien est en charge de ma communication administrative. Que faire d'autres quand on sait que les lois de l'administration défient la logique humaine.. Il ne sert plus à de raisonner logiquement. On raisonne en survie. Je ne cherche plus à faire de la recherche scientifique, car l'administration sait profiter sans rétribuer, et ne sait pas évaluer correctement, et se réformer.... Pour moi, la réforme nécessite une mobilisation des élites contre leurs erreurs, en les notant et les désavouant. J'ai déposé une plainte auprès de la Cour Européenne des Droits de l'Homme (CEDH) (requête CEDH Evesque 2018 vg def et ses annexes Annexes cedh 2018 et son rejet ) et j'espère qu'elle me rende raison, bien que ce soit peu probable : l'administration sait enliser les problèmes (voir les autres pages de mon blog.

Par ailleurs, ci-joint aussi l'annonce d'un « workshop » (Milano-Meet.6-7 September 2018) dont les thèmes sont quasi identiques à ceux que l'on voulait stimuler dans les années 1990, et après . Et je ne suis pas sur que mes collègues ont fait tant d'avancer que cela. Bien sur les techniques expérimentales ce sont nettement améliorées, mais l'archétype de la compréhension des phénomènes lui-même manque encore de cohérence et de la confrontation au réel.. Donc pour l'instant, les résultats de ma thématique granulaire me semblent toujours pertinents.

Pour essayer de conclure ce blog qui relate cette guerre contre le CNRS, je citerai mon évaluation 2015 (par mes pairs) du Comité National (section 5) du CNRS (passage DR2-> DR1) (elle est traduite aussi en anglais dans l'annexe que j'en donne (Rcnrs2015-DR-com2). Cette évaluation m'est plutôt favorable quand à mon travail, et ne me reproche que « ma volonté d'isolement » en créant Poudres & Grains.

Comment un chercheur peut-il s'isoler en créant un journal pour s'exprimer et dans lequel il laisse libre la critique, qu'il réclame,.. (voir ma remarque à la fin de l'évaluation Rcnrs2015-DR-com2). C'est bien plutôt qu'on n'a rien d'autre à lui reprocher que l'isolement auquel l'administration le force via (i) du harcèlement passif (i.e. via des subventions malsaines implicites aux autres équipes, via des non intervention pour faire respecter l'antériorité des publications.), ou via (ii) du harcèlement actif à son égard (tel refus de signer des ordres de mission, des contrats, des directions de thèse,.). Ces causes sont malheureusement oubliées.

Cette e-évaluation ne parle aucunement de troubles psychologiques ou psychiques ni du Comité Médical mis en place par le CNRS, mais bien plutôt d'articles clairs et de travail sérieux; à ce titre, elle ne cherche pas à tordre les faits scientifiques. Mais, c'est pire car elle refuse de noter les pressions psychologiques que le CNRS a cherché à m'infliger en m'envoyant devant le Comité Médical. C'est ceci que je refuse d'amnistier, non pour moi : j'ai survécu car j'étais bien entraîné. Mais combien d'autres scientifiques ont eu à se battre contre de telles pratiques, et combien s'en sont sortis ? A ma connaissance seul Eiffel a pu s'en sortir à la fin de son Ecole, grâce l'appui total de sa famille, et en recommençant « de zéro » son éducation.

En effet, comme je le dis dans ma réponse au comité d'évaluation de 2015 (cf. Lrarcnrs-DosAdm26012016) ) , j'ai côtoyé des étudiants attardés, ayant de 30 à 60 ans, dépressifs complets à vie, suite à un mauvaise encadrement de thèse, et on m'a relaté d'autres cas qu'il faudrait étudier pour éviter que les très bons éléments soient « détruits » par l'université qui cherche à les former. Je note ici aussi que ma demande d'insérer ma réponse à cette évaluation dans mon dossier administratif m'a été refusée (cf. Lrarcnrs-DosAdm26012016). J'en prends acte, mais c'est illégal à mon avis. (Ester pour obtenir ce droit ne sert à rien avec le CNRS, et la Justice que je connais, on est dans la schizophrénie administrative, comme j'ai pu le constater, cf. Blog).

Enfin ce rapport insiste sur mon isolement suite à l'édition de Poudres & Grains. Dans ma réponse à cette évaluation je donne de multiples exemples qui montrent que mes articles de P&G ont été lus.

Donc je n'ai pas été isolé. C'est l'autorité administrative la seule responsable via ses incitations multiples et ses manipulations frauduleuses.

On pourra trouver d'autres preuves de mon non isolement. Par exemple, mon exposé de 2 mois en 2008 au Palais de la Découverte à Paris, sur les milieux granulaires vibrés sur Terre et en apesanteur (voir ma page scientifique personnelle).
Ou encore, l'interview sur youtube ((https://www.youtube.com/watch?v=yNm8nmNtOas) ) de PG de Gennes. Celui-ci montre à la fin du film une expérience de mécanique des sols connu et conclut à l'efficacité de la vision des mécaniciens des sols (que je lui ai fait connaître) (P. Evesque & P.G. de Gennes, C.R. Acad. Sc. Paris Paris 326, Série II b, 761-766, (1998)).

J'aimerais élargir le débat des avancées techniques en parlant de l'énergie nucléaire : On peut remarquer comme le fait de Gennes sur youTube (https://www.youtube.com/watch?v=WK3axqpIFaE), que l'énergie nucléaire obéit a des règles scientifiques connues et que les risques sont limités lorsqu'on les suit ; il faut donc des scientifiques souls pour obtenir des catastrophes telles que Tchernobyl. Mais pas qu'eux : Ce résultat (Tchernobyl) est aussi le fait de l'absence de contrôle de la part de la société civile. On aurait pu penser le problème régler depuis ce jour, et la leçon tirée. Mais le gestionnaire, la société civile) est-il si raisonnable. Non car le gestionnaire des centrales japonaises (TEPCO, l'EDF local) n'avait pas lu les consignes de sécurité en entier, et ne savait pas qu'il fallait ouvrir les vannes du liquide de refroidissement de la centrale après toute coupure d'électricité. S'il l'avait su, cela aurait empêché les réactions en chaîne et l'emballement. Aucune conséquence dramatique n'aurait eu lieu. Ainsi, la catastrophe de Fukushima est de nature purement anthropique, et le responsable est l'administrateur en chef.
Comment faire comprendre à nos administrateurs, à nos politiques que ne pas respecter les règles de la science, c'est entrer dans un engrenage malsain. Bien sur on met des sécurités en place, mais que faire si on les déconnectent réellement (comme à 3-Mile Island (28 mars 1979), à Tchernobyl (26 avril 1986)) ou qu'on ordonne de ne pas lire le cahier des charges (Fukushima (26 Mars 2011))!!!

C'est probablement cela que le risque anthropique majeur à mon sens : se croire tout puissant et ne pas savoir comment cela marche réellement, puis se dire éventuellement responsable mais pas coupable, ou responsable et coupable ; cela ne sert plus à rien, la réalité est passée.